Vœux 2018 : pour une normalité heureuse

Écrit par Jonathan Biteau

Après l’exceptionnelle année 2017, le temps est venu, pour tout militant que nous sommes, de reprendre une activité normale. Les années post-élections présidentielles, qui plus est lorsqu’elles sont exemptes de scrutins locaux, traduisent fréquemment un relâchement naturel. Certains militants quinquennaux vont retourner hiberner jusqu’en 2022, ce qui est compréhensible tant le niveau d’engagement est différent d’un individu à l’autre. Les militants au long cours, auxquels j’appartiens, vont continuer de se rassembler, de phosphorer, de débattre ; nos salles de réunion seront simplement plus dégarnies. La vie démocratique est ainsi faite, entre années de grande mobilisation et années de calme électoral. Ce cycle au long cours est comme une respiration avec ses phases de tension et de détente. Ces temps de pause, s’ils pourraient ennuyer certains, nous sont au contraire précieux. Ils permettent d’échanger sans contrainte, de dialoguer sans objectif électoral, de réfléchir sans carcans institutionnel. Profitons-donc de cette année 2018, loin de la frénésie de l’élection présidentielle, pour prendre du recul, faire un pas de côté et revenir à l’essentiel : les idées car ce sont bien elles qui mènent le monde. Victor Hugo a joliment écrit que « Rien n’arrête une idée dont le temps est venu ». En 2018, soyons modestes, essayons déjà d’avoir des idées, si possibles fructueuses, et continuons d’en débattre, librement. 

Au niveau local, notre territoire lot-et-garonnais connaît depuis deux ans l’apogée de ses difficultés financières en étant en 2016 le seul département de France à devoir emprunter pour rembourser ses emprunts, et en votant en 2017 un budget insincère en déficit de 20 millions d’euros (lire ChroniqueBernardLusset ). Si désolante que soit cette situation pour cette collectivité qui m’est particulièrement chère, je n’ai qu’un seul vœu à formuler à l’adresse de Pierre Camani en 2018 : un budget sincère et à l’équilibre Monsieur le Président ! N’en demandons pas davantage.

Enfin, mes derniers mots seront pour ma chapelle, le Mouvement Démocrate. Je démarre en 2018 mon mandat de trois ans de Conseiller National. Je l’ai déjà signifié : je suis très heureux de représenter le Lot-et-Garonne au sein de nos instances nationales et il n’y a guère que l’excès de zèle qui pourrait me distraire dans cette tâche qui m’est confiée. Il me reste à souhaiter un dernier vœu pour notre mouvement départemental. Malheureusement, le MoDem 47 s’est à nouveau distingué en fin d’année dernière, dans le mauvais sens. Nous sommes déjà la seule fédération d’Aquitaine à n’avoir aucun député, aucun sénateur, aucun conseiller régional et aucun conseiller départemental. Nous sommes à présents les seuls d’Aquitaine à ne pas avoir pu élire leurs dirigeants en 2017. Alors quel que soit le nom du nouveau président ou de la nouvelle présidente que nous élirons en 2018, je fais le vœu que notre fédération retrouve un fonctionnement normal. Rien de moins. Nous devons pouvoir nous réunir à nouveau, échanger librement et débattre de manière constructive. La normalité n’est pas un défaut, elle peut même être synonyme de bonheur parfois. Retrouvons donc le plaisir de militer ensemble, tout simplement.

Jonathan Biteau

Conseiller National du Mouvement Démocrate