Richard Ramos en Lot-et-Garonne : visite d’un député pas comme les autres

Écrit par Jonathan Biteau

Au hasard d’une réunion politique en Bretagne à la rentrée 2018, je me retrouve à manger en face du député Richard Ramos et de sa collaboratrice, Amandine. Le hasard fait parfois bien les choses. J’apprécie particulièrement Richard Ramos pour sa parole libre : contre les 80 km/h, pour l’interdiction du glyphosate, contre le CETA et pour une alimentation de qualité grâce à un nouveau modèle agricole. Son amitié avec François Ruffin, qui dépasse clairement les clivages partisans, est un reflet de mon histoire personnelle (voir RuffinRamos ). Nous parlons agriculture et Lot-et-Garonne. Ma compagne est maraîchère bio sur petite surface, le concept l’intéresse. Il me promet de faire le déplacement dans notre département. Ce qui était une promesse en l’air lors d’une soirée conviviale se concrétise quelques mois plus tard. La parole de Richard est non seulement libre, mais aussi sincère, chose d’autant plus rare en politique. 

La date est fixée au 4 avril et j’organise son déplacement avec l’aide précieuse et efficace d’Amandine. Lorsque je le retrouve sur le quai de la gare avec Valérie, sa collaboratrice en circonscription, Richard se rappelle parfaitement de notre dîner breton. L’homme a une excellente mémoire. Le programme de la journée est chargé : visite du Min, conférence de presse, visite de la ferme des Trésors des Coteaux, ensuite de l’Oasis de Malartic, puis rencontre avec la Confédération paysanne 47, pour finir avec une conférence sur l’alimentation au Hang’Art : de la fourchette à la fourche. Pour découvrir son message, deux articles de presse détaillent ses propositions :

PetitBleu

SudOuest

Je préfère ici me concentrer sur l’homme que j’ai accompagné une journée aux côtés de sa très gentille collaboratrice, Valérie. Tout d’abord, Richard Ramos est un député qui dit les choses : il n’hésite pas à parler d’hôpital psychiatrique en ce qui concerne l’Assemblée nationale dont le fonctionnement est clairement sclérosé. Il évoque sans détour les lobbys qui offrent invitations, cadeaux et dîners dans les meilleurs restaurants parisiens, et raconte avec beaucoup de gourmandise ses rencontres avec les patrons de la grande distribution. Car son combat est bien là, pour lui qui a été critique gastronomique, celui du terroir, des paysans et des territoires face aux grands groupes et à la normalisation du goût, la « cocalisation » comme il l’appelle. Par ailleurs, il n’a pas manqué d’énergie durant une journée marathon avec de nombreux interlocuteurs, tous très différents, et très intéressants. Enfin, Richard Ramos est généreux, dans le débat d’idées comme autour de la table, ce qui le rend d’autant plus sympathique.

Par cette chronique, je lui adresse mes plus chaleureux remerciements, les députés comme lui sont aussi rares que précieux, et dans une période politique troublée, il a largement revigoré mon engagement et les convictions qui sont les miennes. Merci Richard.

J’adresse également mes remerciements à l’ensemble des personnes qui ont rendu cette journée possible : Amandine et Valérie, ses collaboratrices, Michel Dussau, Jean-Marc Gilly et ses équipes du Min, Agathe et Benjamin Toursel de l’Auberge du Prieuré, Jean-René Bielle des Trésors des Coteaux, la Confédération Paysanne 47, Elodie Sauvage et son équipe du Hang’Art, et enfin Marielle Breuil de l’Oasis de Malartic.